A coup de maraboutee et de pissette, la fin est deja la…

Créé par le 28 jan 2010 | Dans : Non classé

Lesotho du 19 au 21, East-London du 21 au 23, Port-Elizabeth du 23 au 25, Stellenbosch du 25 au 30 janvier 2010

Chers Cocos et Coquettes,

Voici encore un article a lire… Mais promis, apres celui-ci on arrete de vous fatiguer avec nos longues phrases, ou de vous faire envie avec nos plages paradisiaques… Bref, revenons a nos moutons (noirs d’Afrique).

Nous quittons donc Durban avec notre petite Picanto, laissant le coffre « flotter au vent ». Nous roulons sur l’autoroute, puis sur de plus petites routes. Les paysages sont incroyables, de petits cols nous offre des vues incroyable. Soudain, le volant se met a tremblotter, et la voiture a secouer legerement… Mais que se passe-t-il ? La Picanto est un pneu fatiguee… Enfin surtout celui avant-gauche ! Un petit cours de depannage, et voila notre superbe « galette » de secours installee. Seul « ic », elle ne nous permet pas de depasser les 80km/h… Un peu leger sur des routes limitees a 120. Nous decidons de rejoindre la ville la plus proche pour y faire changer notre pneu, mais celle-ci est Maseru, au Lesotho. Nous passons donc la frontiere, nous installons dans un hotel beaucoup trop cher, et partons a la recherche d’une pneuterie. Nous la trouvons. Elle est fermee, mais chose incroyable, il y a tout de meme des gens en train d y travailler ! L’Afrique c’est l’Afrique, ne l’oublie pas ! Bon ce qui est bien plus croyable, c’est qu’ils n’ont pas le bon pneu. Nous devons donc remettre le changement de roue a demain et nous depecher d’aller manger, car il est deja 6h30 pm, et le restaurent ferme a 7h30 pm… Et le temps de commander, cuisiner, servir…

Apres une nuit passee sous un tas de couverture (le thermometre est largement descendu au dessous des 20… un froid de canard (africain)) nous roulons jusqu’au garage, mais biensur pas de pneu a notre taille. Il faut dire que notre cher Kia a des roues tellement enorme… On nous dit d’aller voir en Afrique du Sud, ah quelle bonne idee d’etre venu faire ca a Maseru !
Nous effectuons donc la longue distance de 853 metres nous separant de la frontiere, et apres quelques nouveaux tampons decorant nos passeports, nous rejoignons une petite ville sud-africaine. Heureusement les pneutiers sont mieux equipes ici. Mais ils n’ont pas le bon diametre, on a beau se sentire presque en Europe, on reste en Afrique. Mais pas de probleme, ici, meme si les pneus ne sont pas adaptes, on te les installe… L’Afrique c’est l’Afrique, ne l’oublie pas !
Nous retournons donc au Lesotho, et partons tester notre nouveau pneu sur les routes de montagnes du Lesotho. Nous affrontons l’aire glace (ou presque) en pic-nicant sur un col a 2800 metres, puis parcourons des routes en terre, ou plutot en cailloux. Vu notre estimation du temps de trajet « a l’africaine », nous finissons notre tour a 22h00. Il n’y a biensur plus un restaurent ouvert depuis des heures. C’est pas grave, nous nous regalons de biscuits fabrications « Lisette » et de bonbons sponsorises par Europcar pour le dessert.

Apres encore une nuit grelottante sous tente, nous chargeons a nouveau la voiture et reficelons le coffre en vue du trajet en direction de East-London. Afin de bien profiter du pays, nous decidons de faire la plus grande partie du trajet possible au Lesotho. Mais comme l’indique le nom de notre voiture (pas Picanto, ni Kia, l’autre…), nous devons faire autrement. Nous passons 3 fois vingt minutes a attendre a des feux de travaux, pour finalement avoir un pneu creve… Le pneu avant-gauche… Ca vous rappelle quelque-chose ? Comme nous n’avons pas acces a des sorciers anti-maraboutage, nous n’avons qu’une solution, replace notre superbe « galette », rejoindre l’Afrique du Sud, et nous rendre chez un pneuteur. Heureusement, ce dernier se contente de placer une rustine cette fois-ci. Esperons qu’il n’ait pas confondu notre Kiapicantomaraboutee avec un velo…
Heureusement, apres cette petite halte, nous rejoignons rapidement une nationale et pouvons avance a vitesse grand V en direction de Londre. Jusqu’a ce qu’un conducteur nous fasse un geste etrange en nous depassant… un geste semblant indique que nous avons un pneu plat… Ce qui est le cas… Cette fois-ci nous essayons de defier les marabous en regonflant le pneu ! Cela semble meme tenir. En tout cas cela nous permet de rejoindre East-London, et la ferme d’Anne, un autre membre de la famille a Raphael et Flo (on a abandonne Florian, trop dur pour les Africains, meme anglophone.). Nous passons du bon temps a East-London. Nous profitons egalement d’aller chez le pneutiste, pour qu’il nous arrache le clou finalement responsable du degonflement de la roue arriere droit… Ah… L’Afrique et ses marabous… Ce n’est pas grave, c’est que le troisieme.

Nous remettons deja le cape sur Port-Elizabeth, et y rencontrons Etienne et sa copine. Ceux-ci sont un peu inquiet de savoir s’ils auront assez de nourriture pour nous, car apparement le bouche a oreille familial leur a deja transmis que nous mangions comme des ogres… Nous affrontons la mer gelee de Port-Elizabeth et nous promenons, puis il est deja temps de partir pour notre derniere etape . . . Cape Town, ou plutot Stellenbosch, chez Nicole. En route, nous faisons un crochet par cap aghulas, le point le plus au sud de l’Afrique.

En arrivant a Stellenbosch, nous croyons avoir seme nos marabous, car il n’y a aucun probleme avec  la voiture. Mais il suffit d’attendre la premiere nuit passee dans cette cite estudientine pour etre assure du contraire. Nous retrouvon le lendemain notre cher voiture avec une vitre en moins, et un autoradio en moins. Cela permet a nicole de se familiariser avec les procedures de declaration de vol a la police. Et c’est surtout la fin de notre chere « maraboutee ». Deja, nous lui disons aurevoir sur le parking d’Europcar, apres 4500km a son bord. Nous prenons possessions de notre nouvelle auto. La « pissette », une superbe Kia Picanto de couleur jaune.

Nous passons nos tous derniers jours a Stellenbosch… soiree chez des amis a Nicole, ou promenade a travers les magnifiques paysages de cape point… C’est deja fini… Impossible a dire maintenant si ce voyage a dure 10 minutes, 10 heures, 10 jours ou 10 mois… Il est passe trop vite… Mais on est ARRIVE JUSQU AU BOUT ! Alors je tiens avant de terminer a adresser un petit message, a toutes les personnes qui avait parie sur notre retour dans les heures, les jours ou les semaines suivant notre depart… VOUS AVEZ PERDU et je crois que vous nous devez bien une petite biere…

Je vous laisse, car je commence a avoir froid devant cet ordinateur, mais je me rejouis de retrouver les chaleurs de Geneve des dimanche…

FIN

raflER

PS : merci a toutes celles et ceux qui ont passe leurs longues journees au travail a s’occuper en lisant notre blog et en particulier ceux qui ont spame le site de commentaire…

Mais, mais, c’est l’Europe ??!!!

Créé par le 28 jan 2010 | Dans : Non classé

Gabarone du 9 au 11, Jo’burg 11 au 14, Mbabane du 14 au 16, Durban du 16 au 19 janvier.

Chers Cocos et Cocquettes,

Le bus que nous devions prendre pour Gabarone avait effectivement un petit soucis mecanique, mais cette fois-ci, il ne s’agissait pas de faire repousser une roue. Apparement, quelques chose coulait du moteur. On nous a donc demande de patienter un petit moment. La panne devait etre un peu plus compliquee que prevu, car nous avons du attendre a peu pres trois heure avant de pouvoir monter, ou plutot s’entasser dans le bus. On c’est demander comment tout les gens qui etaient dans la rue entrain d’attendre que le vehicule se fasse reparer allaient faire pour monter dans cette »boite de conserve ». Comme disent les Tanzaniens, hakuna matata, il y a tojours de la place. Comme Nous avions acheter nos billets deux jours en avance, nous avions une place assise par personne. Heureusement, car nous aurions passer une tres mauvaise nuit. Quelques heures apres le depart, nous passons la frontiere. Apres avoir fait les formalites de douane, nous pouvons enfin remonter dans le car, et comme par magie (ca devait etre pleine lune), les gens qui etait debout avaient quasiment tous disparu. Ceux qui restaient on pu s’asseoir dans le couloir.

 Apres une nuit de voyage, ou nous n’avons pas tres bien dormit (a trois sur une banquette, c’est pas la joie, meme si c’est prevu pour), nous arrivons enfin a Gabarone. Le choc culturel est fort, nous avons l’impression de debarquer en Europe, tellement qu’il y a un decalage par rapport aux autres pays visiter jusque la. Nous roulons sur des routes en parfait etat, chaque ville que nous traversons sont munies d’eclairage publique, il y a exactement les meme station sh*** (attention, pas de pub) que chez nous, les rues sont propres…

Nous arrivons tres tot a Gabarone, heureusement, car nous avions pas mal de choses a faire. Nous devions reserver des billets pour l’Afrique du Sud, trouver un camping, acheter, ecrire et envoyer des cartes postales, appeler Nicole (et oui, nous avions rendez vous a Jo’burg) et aller sur internet, et tous cela en une journee, car nous devions etre a Jo’burg (Johannesburg) le lendemain. Malheureusement, le bus que nous voulions prendre etait plein, nous avons donc du attendre un jour de plus avant de pouvoir partir. Nous avons eu l’impression de remonter le temps de quelques mois, et de retourner a Lagos, car les seuls restaurants a nos prix que nous avons reussit a trouver etaient des fast-food au poulet. Nous avons donc du nous nourrir de malbouffe pendant toutes la duree de notre sejour au Botswana (Eric a enfin reapparu).

Le bus pour  Jo’burg nous a coute tres chers, nous nous attendions a monter dans un car flambant neuf, comme sur la photo que l’on nous avait montrer dans l’agence. On se rejouissait de pouvoir monter dedans, car il etait a double etage. On imaginait deja la vue que l’on allait avoir depuis la haut. Mais le matin, quand nous sommes arriver devant la station sh*** et que nous avons apercu le bus, nous avons ete tres decu. Certes, il etait en bien meilleur etat que son confrere Zimbabwein, mais bien en dessous de ce que nous avions imagine. Heureusement, cette fois-ci, nous sommes partit a l’heure indiquee sur le billet et nous sommes bien arriver a l’heure qui etait inscriteo (oui oui, vous avez bien lu, l’heure d’arrivee etait indiquee sur le billet, et sans heure de retard. L’Afrique c’est l’Afrique, ne l’oublie pas).
L’entree en Afrique du Sud etait elle aussi un tres grand choc, encore plus grand que celui au Botswana, car cette fois ci, on etaity bien sur d’etre arrive en Europe, il y a des autoroutes de partout, qui s’entremelent dans tout les sens, la circulation est tres dense (rien a voir avec celle du Congokin), il y a des Blancs partout, et le pays est extrement devoloppe. Nous arrivons dans une gare routiere encore plus moderne que la gare Cornavin. On se serait dit a l’arrivee d’un aeroport.

Nicole devait nous venir nous chercher directement a la gare, nous avons du l’attendre quelques minutes (elle est blanche, mais tout de meme africaine). Raphael et moi avons pas mal de famille en Afrique du Sud. Nous avons donc profiter d’etre la-bas pour visiter tout le monde. Comme il ne nous restait pas beaucoup de tempos pour atteindre Le cap, et que nous voulions en plus aller visiter le Swaziland et le Lesotho, nous avons ete oblige d’optimiser un maximum de temps et ne pouvions pas rester plus d’une journee au meme endroit.

Nous restons donc quelques jours a Jo’burg, le temps de voir tout le monde et d’organiser la suite du voyage. Nous avons decide de louer une voiture pour etre plus mobile, et pour passer du bon temps (c’est eric qui est heureux…). Nous louons une Kia « Maraboutee » Picanto orange. Et partons apres quelques jours seulement de Jo’burg en direction du Swaziland. Nous roulons toute la journee et arrivons de nuit a Mbabane. Pour la journee passee la-bas, nous avons simplement fait un petit tour avec la voiture dans les montagnes swazis. Les paysages etaient vraiment magnifiques, nous sommes passes aux milieu de plantations de cannes et de pins.

Apres deux nuits passees a Mbabane, nous repartons deja pour Durban. Nous allons vister la famille de Marc et celle de Lisette. Nous empruntons une magnifique route passant au milieu de montagnes, montons quelques cols pour les redescendre aussitot et decouvrons une Afrique du Sud absolument magnifique. Nous nous faisons tres bien acceuillir chez Marc et Lisette, a coup de coussins a 5h du matin pour le premier, et par de delicieux biscuit pour la suivante.

Nous repartons quatre jours plus tard pour le Lesohto, avec un petit soucis mecanique que nous avons eu entre temps. En effet notre chere Maraboutee c’est fait maraboute pendant la nuit, et au moment de refermer le coffre, la porte refuse de crocher. Nous allons etre oblige de recourir a un feticheur pour reparer tout cela. En attendant, nous fixons le coffre a l’aide d’une ficelle.

Aller, il est temps de se quitter, notre voyage touche a sa fin, ce sont donc les derniers mots que vous pourrez lire de moi sur ce blog… Snif, snif…

 raFLer 

  

Comment devenir trillionnaire.

Créé par le 09 jan 2010 | Dans : Non classé

Zimbabwe, du 2 au 8 janvier 2010

Chers cocos et cocquettes,

C’est avec beaucoup de curiosites, que nous avons traverse  la frontiere pour nous rendre au Zimbabwe. En effet, nous avions entendu beaucoup de choses a propos de ce pays, notamment en ce qui concerne la monnaie. Deja en Zambie, il y avait une quantite phenomenale de gens qui essayaient de nous vendre des dollars zimbabwiens portant le doux nombre de 100’000’000’000’000. Puis nous renseignant sur internet, nous avons pu voir que depuis fevrier 2009, la monnaie avait ete reevaluee. Mais encore, une personne nous a dit qu’ils n’utilisaient pas leur monnaie, que tu pouvais payer en dollars US, en rand ou en pula.

Nous constatons tres vite, que non seulement, ils n’utilisent pas leur monnaie, mais aussi que quand tu payes en dollars US, ils te rendent la monnaie en rand. Pour vous faire une petite demo savante, nous achetons par exemple des chips et du rouge, nous en avons pour un total de 15.50 $. Nous donnons 20 $ et on nous rend 28 rands. C’est facile non ? Y a comme un petit quelque chose qui me dit qu’on va aimer ce pays.

Comme une fois n’est pas coutume, nous sentent bien a Victoria Falls (euh oui les chutes sont aussi au Zimbabwe et il y a meme une ville du meme nom), nous decidons de rester un jour de plus a boire des bieres et se baigner dans la piscine du backpackers (mais c’est qu’on ne se refuse rien dites voir).

Pour nous rendre a notre prochaine etape (Bulawayo), nous devons prendre le train de nuit. Malgre l’avertissement de l’empoyer de la gare nous disant que la classe economy est bruyante et c’est bourree de monde, nous embarquons tout de meme dans la dite classe. Et il avait tout a fait raison le monsieur, c’etait bruyant et plein de monde, maisen plus ca sentait pas bon. Mais qu’est-ce qu’on les aimes ces moments passes en etroite compagnie des gens locaux. Avec Florian, nous nous installons en face d’un papa et de son fils, puis un Zambien (ayant loupe son bus pour l’Afrique du Sud, il est contreint de prendre le train) se joint a nous. Nous passons une nuit pas des plus confortable, nous faisant reveille tantot par les gens vendant toutes sortes de choses et faisant plusieur allez-et-retour pendant toute la nuit, tantot par le Zambien ralant qu’il y a trop de bruit, trop de gens, que c’est trop lent, etc. et tantot par nos membres engourdis par une mauvaise position. C’est apres 17 heures (dont 5 de retard) que nous arrivons enfin a Bulawayo.

Notre premiere idee etait de rester seulement 2 jours pour ensuite pouvoir passer quelques jours au Botswana. Mais une fois de plus, nous decidons de rester un chouillat de plus car nous nous sentons bien ici. Une atmosphere tres agreable s’echappe de cette ville avec ses grandes avenues et son architecture tres coloniale (en plus ils ont de la binch pas trop cher).

Malheureusement, apres 3 jours tres agreable, nous devons a nouveau continuer notre voyage. Ayant tellement repousse nos depart, nous serons contraint de faire une seule journee au Botswana. Nous devons donc prendre un bus jusqu’a Gaborone. Apres l’avoir attendu plus de 2 heures, le car arrive enfin, mais il y a un petit pepin mecanique. Il faut reparer…

Mais ca, je laisse le soin a mon frangin de vous le raconter. Est-ce que la roue va pouvoir repousser ? et pourront nous arriver au Botswana a temps ?

RAfler
 

Zambie

Créé par le 09 jan 2010 | Dans : Non classé

Lusaka du 29 au 30 decembre 2009, Livingstone du 30 decembre au 2 janvier 2010

Chers Cocos et Cocquettes,

Florian terminait son dernier article par une incertitude, et comme vous l’avez peut-etre compris, incertitude = changement de programme en Afrique. Nous avons donc attendu le bus le 29, et celui-ci est arrive avec a peine deux heures de retard, jusqu’ici tout est normal. Le bus venant directement de Lusaka, il etait plein de passagers qui n’ont pas eut le temps de descendre avant de se faire submerger par la vague de nouveaux voyageurs se precipitant comme s’il en allait de leur propre vie pour avoir la premiere place, mais la aussi il n’y a rien d’anormal. Quand enfin les anciens passagers ont tous reussi a sortir et a recuperer leurs bagages, quand enfin nous avons tous pu prendre place, les gerants de la compagnie se sont rendus compte que le car etait remplis de detritus… Il a donc fallu balayer en slalomant entre les passagers, la aussi c’est normal, non ? Bon la ou le changement de programme intervient, c’est quand le receveur se met a controler les tickets. En voyant que nous avions un billet Lilongwe – Livingstone, il n’a rien pu faire d’autre que de nous rembourser la moitie tout en nous disant « dmer#*&%-vous pour trouver une correspondance a Lusaka »… Oui bon d’accord c’etait peut-etre pas en ces termes, mais le sens y etait ! Ah, c’est utile de prendre des billets directs ! Le trajet jusqu’a Lusaka se deroule sans encombre et nous debarquons dans la soiree dans une gare routiere enorme. Nous partons a la recherche d’une correspondance, inexistante bien entendu… Nous avons bien essaye de contacter Daniel (un ami a nous) qui a une compagnie de car au depart de Lusaka, mais meme lui n’a rien pu faire pour nous. Il ne nous reste plus qu’une seul solution, faire comme des dizaines de passagers de toutes classes (de l’homme en costume jusqu’au SDF), dormir par terre au centre de la gare.
Par chance, nous arrivons a attraper un bus a l’aube le lendemain et cette fois-ci nous parvenons jusqu’a Livingstone. Nous plantons nos tentes en Europe, euh non, dans un backpackers. Nous passons le dernier jour de l’annee a admirer le prodige de la nature que sont les Victoria-Falls, puis fetons comme il se doit le passage de la nouvelle annee autour d’une platee de pates a la bolognaise de notre propre confection (un met rare et donc de fete ici), de quelques bouteilles de vin et faisons sauter le champ… euh non le Rimouss (nous sommes des gens serieux) sur les coups de minuit diffuses par le minaret du coin (ah tiens, c’est pas interdit ici ?).
Comme Linvingstone est une metropole fascinante et regorgeant d’activite (ou presque), nous sommes deja sur le depart le deux janvier, prets a affronter un nouveau voyage devant nous emmener dans le lointain Zimbabwe. Mais arriverons-nous cette fois a faire le trajet en une seule etape ? Vous aurez la reponse a cette question, et a bien des autres dans l’article a RA.

Je vous laisse sur ce suspens insoutenable,

raflER

Joyeux Noel !!!

Créé par le 30 déc 2009 | Dans : Non classé

 Karonga du 15 au19 decembre, Lilongwe du 21 au 29 decembre

 Chers Cocos et cocquettes,

 

Ouf, cette fois, pas besoin de recourir aux feticheurs pour arriver a destination. Nous arrivons donc sans encombre a Mbeya, un peu avant la frontiere.  Nous repartons deux jours plus tard, car nous nous etions donne le temps de faire du change. Malheureusement, il n’y avait pas de bureau de change dans la ville, nous repartons donc le portmonnaie remplit de francs tanzaniens et esperons pouvoir les changer une fois au Malawi.

Apres avoir pris deux minibus et une voiture, nous arrivons a Karonga, notre premiere etape au Malawi. La ville (ou plutot village, mais c’est quand meme la cinquieme ville du pays), se trouve au bord du lac Malawi. Nous nous dirigeons donc vers ce dernier, et apres une petite demi heure de marche, nous trouvons enfin un camping. Il faudrait plutot dire le bar avec de la place pour poser une tente, vu que le camping etait en cours de construction. Heureusement, les frigos etaient deja installes et fonctionnaient a plein regime…

La region etait vraiment magnifique, on pouvait apercevoir les montagnes tanzaniennes de l’autre cote du lac. Malheureusement, le temps n’etait pas de la partie. En effet, il pleuvait regulierment. Mais cela ne nous a pas empeche d’aller nous baigner. L’eau etait nettement moins chaude qu’a Zanzibar, juste une vingtaine de degre. Cette fois-ci, il y avait en plus suffisament de fonds pour ne pas parcourir 300 kilometres avant de pouvoir se tremper les pieds. Le lac etait vraiment anime par toutes sortes de gens. Il y avait des garcons qui venaient chercher de l’eau et qui en profitaient pour aller se baigner, des enfants simplement pour s’amuser, des hommes pour laver leur velo ou pour se rafraichir apres le boulot (ou pendant, on c’est pas trop), des femmes pour faire la lessive, trois muzungus pour se laver. Il y avait aussi le soir des gens qui venaient en voiture pour boire des verres, mais jamais pour se baigner. Un dimanche, on a meme eu droit a une troupe de danse venue faire quelques clips. Maintenant, vu le professionalisme du cameraman, on comprend la qualite de ces clips africains… des pures merveilles.

La ville de Karonga etait tres agreable egalement. Les gens etaient vraiment tres sympathiques, voulant simplement discuter avec nous, nous souhaiter la bienvenue. Il n’y avait pas non plus beaucoup de circulation, si on ne compte pas les velos. En effet, la majorite des gens se deplacent en velo. Pas de voiture, juste des velo-taxis. Le seul probleme, c’est que la biere est chere, pas bonne, et les bouteilles minuscules. Nous avons aussi profite pour aller visiter le musee local. 

Nous gardons donc un excellent souvenir de Karonga et partons quelques jours plus tard pour Livingstonia, car parait-il, il y a la-bas la plus belle vue de toute l’Afrique. Nous nous arretons a Chitimba, car nous devons prendre une voiture pour monter jusqu’a Livingstonia. Voyant tres vite que cela allait etre tres complique, nous decidons de passer le reste de la journee a Chitimba, et de prendre une occasion pour Mzuzu le lendemain.

Nous plantons donc nos tentes dans le backpackers du coin. Nous sommes a moitie surpris de voir la-bas une espece de 4×4-camion-car-nightclub-etc, avec une vingtaine de muzungus a l’interieur. A moitie surpris, car etant au pied d’une des plus belles vue d’afrique (il parait), et de plages absolument magnifique (il parait), cela pourrait etre normal, mais comme le Malawi est generalement inconnu cela nous a quand meme passablement etonne. Quelques heures plus tard, nous etions au bout de nos surprises, car, voila qu’arrivent deux grands cars tout rose, immatricule en Suede, remplis d’une meute de blonde, intitules « Pink Caravan »(mais qu’est ce qu’ils ont a nous suivre partout ces scandinaves ? la compagnie de bus, les bieres, et maintenant, les tours organises…).

Le lendemain, nous prenons une occasion pour Mzuzu, qui est en fait une etape pour nous rendre a Lilongwe. Nous sommes assez presses, car nous avons prevu de passer Noel la-bas, et nous avons peur de ne pas reussir a retirer de l’argent et etre coince a cause des fetes. 

Nous arrivons a Lilongwe, mais sans etre vraiment sur d’etre arriver. On n’ose pas y croire, il n’y a pas vraiment de ville, il y a quelques immeubles de quelques etages, quelques boutiques en bord de route. On a pas l’impression d’etre arrive dans une capitale. Tout le long de notre sejour la-bas, on s’est demande ou les gens pouvaient bien habiter. C’etait encore pire le lendemain quand nous sommes partit au « city centre », pour aller a l’ambassade de Zambie. Il nous fallait marcher pendant une heure, le long d’une route, traversant un espece de parc national, pour efin apercevoir un panneau « capital city », qui etait d’ailleurs la seul trace de cette fameuse ville. Pour une fois, nous avons trouve sans probleme l’ambassade. Mais comme bien entendu, la personne qui s’occupe des visas n’est pas la: « Revenez demain ». Nous revenons donc le lendemain, vers 11h, et la on nous dit: « A non, il n’est plus la, il faut revenir cet apres-midi ou demain ». Comme nous n’avons pas tellement envie de nous retaper deux heures de marche pour faire l’aller-retour, on insiste un peu, et la recepionniste nous dit pour finir que le type en question sera la a 2h. Nous allons donc manger un morceau, et revenons vers 2h. Comme par miracle, ca doit etre jour de pleine lune, le gars est la, et nous pouvons enfin faire notre demande: « Revenez demain, vers dix heure, le visa sera fait, il vous suffira de le recuperer a la reception ». Tout heureux, nous revenons le lendemain a la meme heure, mais la la receptionniste nous dit: « A non, les passeports ne sont pas pret, revenez cet apres-midi, ou demain ». Et la, rien a faire, on a beau insister, elle ne bronche pas. On avait du dire a la receptionniste quelle devait repondre aux appels, surtout les appels prives, mais en aucun cas etre aimable ou aider qui que ce soit. Comme nous ne voulons pas rater le retour du type qui doit nous rendre nos passeports, nous decidons de rester sur place et de l’attendre. Nous avons donc a loisir d’observer une journee type d’une secretaire dans une ambassade africaine: elle repond de temps en temps au telephone, ne prends jamais de message, lit le journal, mais un peu, discute avec ses copines avec le telephone du boulot, dort, ne fait absolument rien en restant parfaitement immobile telle une statue de cire, joue au serpent sur son natel, discute avec les gens de l’ambassade qui veulent bien venir la divertir. Et encore je vous parles pas du tour de taille. Et apres ca, il y a des gens qui osent nous dire que l’afrique c’est souffrance… Heureusement qu’apres une petite heure d’attente, l’ambassadeur sort et s’interesse un peu a notre sort. Il fait donc le boulot de notre chere « Bigmamma », et appelle le type des passeports. Quelques heures plus tard, nous avons enfin nos passeports en mains.

Lilongwe n’etait pas seulement une occasion pour faire un visa, mais aussi pour passer Noel autour d’un bon repas. Heureusement, il y avait le restaurant « Mamma Mia » pour cela. Nous nous rendons donc le 23 pour tester la qualite des repas. C’est a cette occasion que l’on apprends qu’ils servent un repas special pour le 25, mais que par contre le restaurant n’est pas ouvert le 24 au soir. Ca tombe mal, puisqu’on avait justement prevu d’y aller ce soir la. Comme nous hesitions entre un repas special pour Noel, avec un choix limite de plat, et un menu habituel, on decide d’y aller les deux jours. C’est Noel, on a decide de se faire plaisir… 

Nous avions prevu de repartir un peu apres Noel pour la Zambie, en faisant une halte a Lusaka, pour nous rendre ensuite a Livingstone. Mais malheureusement, il n’y a que deux bus par semaine, et le premier tombe en plein sur Noel. Nous decidons donc d’attendre jusque au mardi suivant. Nous achetons un billet avec presque une semaine d’avance, avec un petiut doute sur sa validite. En plus, c’est un billet pour aller directement jusqu’a Livingstone. Comme nous avons perdu pas mal de temps a cause de ces dates de depart de bus, nous avons decide, pour finir d’aller, directement au Chutes Victoria, malgre un changement de bus douteux a Lusaka…

C’est par ces quelques dernier mots, et une petite incertitude que je vous laisse…

 

raFler

Oh z’ai cru voir un rominet

Créé par le 24 déc 2009 | Dans : Non classé

 Tanzanie, du 24 au 15 novembre 2009

Cher cocos et cocquettes,

Triste de quitter le luxe de Nairobi, nous avons mis le cape sur la Tanzanie, pays du tourisme par excellence. Nous nous sommes donc retrouve a Arusha, ville ideale pour les safaris.

Nous avons opte pour trois jours de safari (premier jour au lac Manyara, ensuite, le deuxieme jour au cratere Ngorongoro et pour finir, dernier jour au Tarengire. Et tant pis pour Flo qui est deja alle au cratere et au lac. On veut voir des lions on y va). Le patron de l’agence nous avait dit que nous pourrions voir des lions dans les arbres, au lac Manyara. Mouais, on a vu que des singes (blue balls, non pas des galagos m’enfin presque) dans les arbres. Mais pas grave, y a des hippos qui nous attendaient un peu plus loin. Puis se sont des girafes, des zebres, un varan, des babouins, un koala engourdi ??? et meme des atilaxs. Mais, qu’est-ce que c’est que l’on voit au loin se  rapprochant de nous ? Mais oui toute une famille elephant : le papa, la maman, le fils, la fille, la grand-mere et meme le grand-pere. Et qu’est ce qu’ils font ce petit groupe, ben ils traversent la route juste en face de nous. Se fut donc une journee bien remplie. Ca ne m’aurait pas derange de finir le safari ce jour-la, pas de lions, mais je me contente des couilles bleues (j’veux les memes). Et puis il faut dire que les elephants etaient assez impressionnants.

Mais heureusement qu’on est pas rentre direc’. Parce que rien que la vue en haut du cratere valait le detour. Et encore, je parle pas de ce que l’on a vu en bas. Il y a tout d’abord eu les troupeaux geants de gnous et de couaggas puis le buffle qui se fait finir par les vautours (Flo nous a verse une larme pour son cousin) avec les hyenes pas tres loin pour voir si il n’y aurait pas de restes a ce mettre sous la dent. Puis chemin faisant, la voiture devant nous s’arrete et nous dit : « un guepard, qui se cache derriere les herbes, on voit sa tete. » Il n’a pas fallu attendre tres longtemps pour que le bougre veuille se degourdir les jambes. Mais, mais qu’est ce qu’il fait ? Noooon, il vient vers nous, il se rapproche tellement, que je suis tente de lui faire des gratouilles derriere les oreilles, moi, au p’tit chat. Incroyable !!! Je rentre maintenant si vous voulez, de toute facon on verra plus rien, on en a deja trop vu. Ahahahaha, mais non detrompez moi, c’est pas fini. On va faire une petite visite aux hippos qui larvent dans leur marre (ils peuvent, y a pas de caymans mamans, des serpents rampant. Roooo, mais c’est quoi qui depasse des cailloux la-bas, une tete de lion. On passe un petit moment a esperer les voirs un peu plus, quand soudain arrive super serval, les lions bougent, on espere qu’a defaut d’impalas, les lions se tapent le serval (je m’excuse pour tous ces noms d’animaux bizarre, mais j’ai ete oblige par deux blaireaux scouts qui m’accompagnent)  comme apero. Tant pis, le minet n’a pas l’air assez appetissant. Mais c’est pas grave, vu qu’il suffit d’une p’tite pose pique-nique pour tomber sur les lions en train de faire la sieste au soleil. A nouveau, une excellente journee qui s’est finie avec un autre serval et des elephants.

 Troisieme et dernier jour. Avec tout ce qu’on a vu dans les deux autres safaris, nous n’avions plus beaucoup d’illusions quant a voir de nouvelles choses. Ben non, on est en Afrique, et c’est comme pour les transports, il y a toujours de nouveaux trucs qui arrivent. Nous esperions voir des leopards (dernier animal que nous n’ayons pas vu, ah non, le lycaon pis aussi le koudou), mais nous avons ete servi avec des elephants. Il y en avait tellement partout, qu’on en a eu marre. On les a vu se baigner, se facher contre nous, se gratter contre les arbres, des tout petits rikikis, des vieux, des sexys, etc.

Ne voulant pas abuser et ne pas faire de jaloux, nous decidons de quitter Arusha pour aller a Dar Es Salaam, capitale du pays. Pour ce faire, nous prennons une compagnie bien africaine, la Scandinavia Express. En chemin, nous croisons le Kilimanjaro qui nous fait le bonheur de pointer le bout de son nez au dessus des nuages, nuages qui d’ailleurs s’echappent de notre bus. Nous decouvrons tres vite que c’est en fait l’axe de la roue arriere qui a un probleme. Pas de probleme, nous sommes en Afrique. Nous nous arretons au restaurant Liverpool pour reparer. Les mecanos n’ayant pas les outils adequat, ils commencent par taper au marteau et au burin sur la piece defaillainte. Apres queleques minutes de fort coup de marteau et realisant qu’ils ne font rien de mieux que de faire des trou dans la piece, ils decident de la faire fondre (ben oui ce soir, c’est pleine lune, la piece va repousser toute seule). C’est donc seulement apres plusieurs heures de travail, voyant qu’ils n’arrivent a rien, qu’ils pensent enfin a faire venir un autre bus. « Bus » est un bien grand mot car c’est en fait un mini-bus qui arrive. Je ne sais pasce qui leur est passe par la tete, mais c’est sur que nous ne pourrons pas tous rentrer dedans. C’est finallement la famille indienne (comme les elephants le papa, la maman, le fils, la fille, la grand-mere et meme le grand-pere, environ la moitier du bus) partant en voyage qui prennent le mini-bus. Nous restons sur place avec quelques autres personnes, et a la plus grande surprise generale, suite a notre demande, la compagnie de bus nous paye la nuit a l’auberge… Chelsea United (dommage, j’aurais prefere le Servette). Nous avons chacun le droit a notre chambre. Eric a la chambre du nom de Malouda (un noir), Florian a la chambre intitulee Czech (noir avec son casque) et moi un obscure (non pas a cause de sa couleur, mais plutot de son nom) Obi-wan Kenobi. Le lendemain, nous retournons au restaurant des Reds car on nous avait promis qu’un autre car viendrait nous prendre. Mais que nenni, comme explique plus haut, c’etait pleine lune, donc la roue du bus avait repousse et nous avons donc pu reprendre notre route dans le meme car. Magique magique, c’est feticheurs et gris-gris tout ca… Malgre nos peurs, nous arrivons sans encombre a Dar.

Prochaine etape touristique de Tanzanie : Zanzibar. Pour cela, nous avons du prendre un ferry pour atteindre l’ile. Nous n’avons pas eu le choix que de prendre le salon VIP, y avait aucun apero ou de p’tites binchs qui nous attendaient, mais des canapes super moelleux et une clim. Elle etait tellement forte que l’on aurait pas ete etonne de voir de la neige. Apres quelques heures de traversee, nous debarquons sur cette ile mythique ou les plages de sable blanc nous attendent. Apres nous etre perdu dans les petites ruelles de la ville de Stone Town, nous degottons une petite auberge sympa au pied d’un magnifique minaret avec haut-parleurs. Puis nous nous lancons a la decouverte de brochettes de poissons succulentes ainsi que de jus de cannes a sucre delicieux. Le ventre plein et les papilles gustative soulagee, nous decidons d’aller visiter ces fameuses plages idilliques. Et bien pour vous avouez franchement, je prefere notre bon p’tit lac Leman. L’eau etait chaude (environ 27 *C) et la plage etant tellement plate qu’il fallait marcher environ 300m avant de se retrouver avec de l’eau aux epaules. Mais nous ne perdons pas espoir, le lendemain, nous retournons sur une plage un peu plus au nord. Mais apres avoir constate que l’eau etait pareille que hier, nous nous offrons une petite seance coup de soleil (non les filles, on a pas fait les mecs moyens, on a mis de la creme solaire, mais rien a faire… la prochaine fois je fais le vrai mec, c’est pareille). Nous finissons la journee tranquilloux avec une partie de petanque improvisee avec des noix de coco trouvees sur la plage.

Malheureusement, le temps passant trop vite, nous devons quitter cette ile tres sympathique pour retrouver les neiges du ferry. Cette fois la traversee se fait de nuit. Des matelas ont ete installe par terre pour nous permettre de passer une nuit reposante sous notre sac de couchage (voyez, z’etes pas les seul a vous gelez les c*#&%$ (bleues).

Ayant epuise toutes les destinations touristiques de Tanzanie, nous decidons de reprendre le bus de Scandinavia Express (on a confiance, ils ont de bon marabous) pour nous diriger vers le Malawi (non, ce n’est pas une maladie ni un totem scout. Pour ceux qui savent pas, faitent comme nous quand y a un truc qu’on sait pas, allez voir sur wikipedia).

Alors, vous savez maintenant, vous etes pret pour la suite. C’est bien, alors je peux vous laisser la.

RAfler

Vacances de novembre

Créé par le 05 déc 2009 | Dans : Non classé

Nairobi, du 18 au 24 novembre 2009

Chers Cocos et Cocquettes,

Apres un voyage d’une nuit en car, nous sommes donc bien arrive a Nairobi, avec a peine quatre heures de retard. Nous y avons retrouve Javier, un ami expatrie du CICR, qui avait tout le temps de nous accueillir car il etait en vacances (ah non, malade il parait). Il nous a donc conduit dans son modeste logis, ou nous avons pris nos quartier.

Pendant ce court sejour, nous avons redecouvert quelques luxes… La television nous a bien fait rire avec son ecran occupe par une main a la gloire des francais. Mais nous avons egalement fait un tour dans la piscine de la residence, ou nous n’avons fait que nous tremper les pieds… Deja qu’il fait a peine 25 a Nairobi, alors en plus quand la piscine est a 20 degres… Du coup nous nous sommes rechauffes en salle de muscu, avant d’occuper pendant des heures le sauna brulant comme on l’aime ! Puis nous avons mange du biltong en sirotant une boisson composee principalement d’eau (et d’a peine un peu de malt) sur des chaises longues.

En plus de tout le reste, ce qui a radicalement change depuis mon dernier article et notre sortie du grand Congo, c’est la nourriture… Plus question de nous parler de bukari ou de feuilles, place aux hamburgers au guacamole et au savoureux risotto a Jav. Nous avons meme pu concocter quelques plats, histoire d’etre sur que nous savions encore cuisiner… Mais le top du top, c’est la p***** de raclette accompagnee de jus de raisin (a peine fermente) que nous revions depuis des mois et des mois et que nous avons enfin pu savourer !

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, meme les vacances, nous avons du retourner au travail, euh enfin presque. Nous avons donc pris des billets de bus a la compagnie Kampala Express, mais bien entendu quand nous sommes arrives pour prendre le bus, on nous a annonce : « Ah desole, finalement y’a pas de bus aujourd’hui, alors on va vous payer une autre compagnie ». Il va de soit que nous nous sommes donc retrouves dans un mini-car pourrave, a nous recevoir des bagages sur la tete, au lieu du grand bus prevu.  Mais bon, meme au Kenya, l’Afrique reste l’Afrique… Qu’en sera-t-il en Tanzanie ? Pour le savoir il vous faudra patienter…

Alors chers Cocos et Cocquettes, a bientot !

raflER

Buon appetito

Créé par le 29 nov 2009 | Dans : Non classé

Kampala, du 5 au 19 novembre.

Chers Cocos et Cocquettes

Oh tiens, une petite journee de transport dans un car et nous voila deja arrive a destination. Mais qu’est ce qui se passe, ca va trop vite, ou sont passes les journees entieres a attendre de pouvoir partir. Bon, on ne va pas trop se plaindre, car on a encore un petit bout de chemin a faire, et si on continue avec le rythme du Congokin’, on ne va jamais arriver au bout…

Nous sommes donc arrives a Kampala, avec pour mission de refaire un passeport pour Eric (et oui, les Italiens sont un peu radin sur les feuilles de passeport).  C’est donc la premiere chose que nous avons fait la-bas. Enfin non, nous sommes d’abord aller planter notre tente dans le jardin d’un hotel a backpackers, remplis de Jesus, et puis, nous sommes aussi aller boire quelques bin… heu sucreries.

Pour une fois, nous avons reussit a trouve l’ambassade d’Itale du premier coup (incroyable, elle n’avait pas demenage). Mais bien entendu, a la porte, on nous a dit: « Revenez mardi ». Nous avons donc du attendre quatre jours pour y retourner.

 L’avantage, c’est qu’en retournant en ville, nous sommes passes devant une pizzeria. Comme cela faisait un certain temps que nous revions toutes les nuits de manger de bonne pizza, que les dernieres pates « a l’italienne », la sauce carbonara a la viande carbonatee nous avait quelques peu degoute, nous avons decide, malgre le prix exorbitant, de nous faire plaisir, et retrouver quelques gout de chez nous. Et bien, on en a eu pour notre argent, elles etaient tout simplement incroyable. Comme elles etaient delicieuse, nous avons decide d’y retourner le mardi suivant.

Une fois en ville, nous avons egalement profiter d’etre sur place pour faire un peu de shopping (oui, oui, vous avez bien lui shopping, avec un « s » et deux « pp », ca nous arrive aussi de faire les magasin). Mais le shopping en Uganda, n’a rien a voir avec celui de la Suisse (meme si je ne connais pas tres bien ce dernier), les magasins se trouvent dans des immeubles entiers, quand nous rentions dans l’un deux, par le rez de chausse, en passant d’un magasin a l’autre, nous nous retrouvions tout d’un coup, sans avoir fait attention de l’autre cote de l’immeuble, au premier etage, et tout cela, en etant passe par le sous-sol, revenu au rez, monte au troisieme etage, et pour finir redescendu au premier, de vrai labyrinthe. Les boutiques etaient elles aussi assez incroyable, remplie d’une quantite d’article assez fou. Ce qui etait etonnant, c’est qu’ils vendaient qu’une seule sorte de marchandise. Il n’y avait que des habits. Dans chacune de ces boutiques, s’entassaient des montagnes d’habits, les stocks etant deposes directement sur le sol. Les vendeurs etaient obliges d’escalader ces montagnes avec cordes et piolets pour aller chercher les t-shirts qui nous interressaient, de vrai alpinistes… Et nous voila repartit avec un nouveau polo par personne. Et oui, nos affaires n’ont pas tellement resiste au climat africain…

Apres avoir attendu quelques jours, regarde des matchs de l’equipe de suisse, bu quelques… enfn voila, nous pouvons enfin retourner a l’amassade d’Italie. Nous nous faisons acqueillir a l’interieur par des carabinier en uniforme, des plus italiens, avec chaine et montre en or et gel dans les cheveux. Malheureusement, la receptionniste noir nous dit, dans un italien parfait, que le passeport ne pourra pas etre fait avant au minimum une semaine et au pire des cas dans un mois, car il faut envoyer des demande d’autorisations en Suisse et en Italie. Elle nous dit: « Tornate martedi ».

Une semaine plus tard, apres trois petit tour de pizzeria, quelques tournees au bistrot, des peanuts stew, de nombreux samossa et une bonne centaine de partie de billard, nous retournons une troisieme fois a l’ambassade sans trop d’espoir. En effet, apres sept mois passe en Afrique nous avons appris a ne pas trop se faire d’illusion qu’en aux dates annoncees. Dans la plupart des cas, nous avions du attendre plus qu’indique. Mais forcement, c’est l’ambassade italienne, et par miracle, apres une semaine, le passeport etait deja fait. 

Nous partons donc deux jours plus tard, apres une petite pizza bien entendu, pour Nairobi, mais je ne pourrais pas vous en dire plus, la mozzarella et le gorgonzola on un peu de peine a passer…

raFLer

Aidez nous, ont est perdu.

Créé par le 07 nov 2009 | Dans : Non classé

Kigoma-Kigali, du 28 octobre au 05 novembre

Chers cocos et cocquettes

C’est apres toute une nuit de navigation sur un petit bateau de transport que nous avons atteint la Tanzanie. La traversee du mythique lac Tanganyika se passa sans encombre (Eric et moi avons dormit dans les bache recouvrant les cales, inutile de vous dire que ce fut ‘achement plus confortable que les trains congolais).

Quel choque quand nous avons debarque, un homme de l’inspection sanitaire nous attendait, non pas pour nous demander de l’argent comme ses homologues congolais l’aurais fait, mais juste pour faire son boulot. Il a verifie nos carnets de vaccinations et c’est tout. Mais nous n’etions pas au bout de nos surprises. A la douane, un homme nous attendait avec un ordinateur pour nous faire remplir les formulaires pour les visas. Puis quelle surprises quand nous avons vu le nombre de voitures circulant sur les routes maccadamisees. Et plus loin, une quantite phenomenalede restaurant (pates carbonara a la viande carbonatee et a la creme de dessert sucree… mmmmh quesch’ke’chetait’bon). Inutile de vous preciser que la Tanzanie a fini par nous achever quand nous avons reussi a retirer de l’argent directement au premier bancomatque nous avons trouve (mais oui, ils ont meme des banques dans ce pays… c’est fou non ??).

C’est donc dans un etat euphorique que nous avons mit les bout en direction du Rwanda (un visa de transit de seulement 4 jours). Apres seulement 12 heures (ca va trop vite la, on va etre perdu) de routes nous sommes arrives a Lusahanga, petite ville proche de la frontiere rwandaise. Il n’y avait pas plus d’une vingtaine de maison dans le village (dont au moins la moitie de bistrot…. c’est bon ca, p’tite binouze… chaude) mais tout de meme 3 billards poses au milieu de nul part.

Nous avons du passer la nuit la-bas avant de trouver une occasion pour atteindre le Rwanda le lendemain matin. C’est donc a moto que nous avons reussi a atteindre cette frontiere tant attendue depuis plusieurs semaines (notre premiere idee etant de passer directement au Rwanda depuis le Congo).

Et la deuxieme choque. Voila un pays encore plus developpe que la Tanzanie. Nous sommes passe d’un pays ou il fallait attendre plusieurs jours un train, a un autre pays ou le car par a l’heure mais circulant sur une route en terre, puis a un pays ou le mini-bus part a la minute pres et sur des routes completement macadamisee (l’une des seules choses que la RDC et le Rwanda on en commun est la taille de la biere).

Florian et moi etions deja venu en 2004, mais nous avons a peine reconnus le pays. En effet, le pays c’est developpea une vitesse folle, et cela en 5 ans seulement (comme quoi, meme les petits pays sans ressource peuvent quand meme s’en sortir).

Bon, je ne vais pas vous decrire en details nos journees au Rwanda, mais on a bien profite de retrouver un peu plus d’infrastructures et de restos pour rattraper tout ce que nous avions loupe au Congo (pizza, pates – sans creme cette fois, c’est moins risque, resto indien trooooop bon – meme avec de la creme, jus de maracuja – vous avez vu, on boit pas que de la binche, buffets a volonte super bons et a tres bons prix,….).

Histoire de ne pas voir que la capitale et aussi de se rappeler quelques souvenir, nous sommes parti a Gitarama (ville ou nous etions reste Florian et moi en 2004). Le trajet fut tres court (1h seulement). La-bas aussi, tout avait change, mais nous avons tout de meme reconnu le restaurant ou nous allions manger tout les midis (celui la n’a pas change d’un poil).

Bon, chuis desole, chuis deja fatigue (je sais, je suis pas aussi endurant que l’ami Eric, qui vient d’ecrire un best-seller sur le Congo), alors je vais bacler la fin…

Revenons a nos moutons, apres Gitarama, p’tite binche (zut, j’avais dit que je vous embeterais pas avec les journees detaillees…), donc apres la p’tite escapade, Kampala, capitale de l’Uganda, mais ca, chuis desole, c’est pas a moi de vous le raconter…

Alors a plus les p’tits loups et faites de beaux reves.

RAfler

Comme dirait l’abbe : »La SNCC n’est pas serieuse »…

Créé par le 07 nov 2009 | Dans : Non classé

Ilebo du 03 au 06 , Hirondelle du 06 au 13, Kamina du 13 au 22, Palme d’Or du 22 au 23, Kabalo du 23 au 26, train marchandise du 26 au 27 et Kalemie le 27 octobre 2009.

 Chers Cocos et Cocquettes,

Comme nous sommes tout de meme encore un peu europeen, nous ne vous faisons pas attendre a l’africaine… Voila deja la suite !

Apres avoir affronte les dix-huit controles concecutifs de la DGM (Direction Generale des Migrations) sous le soleil brulant, nous avons enfin pu nous installes dans un hotel 5 etoiles (ou presque) a la congolaise. C est a dire grande chambre avec lit equipe de matelas et meme avec une douche (grand seau d’eau) attenante. aPres une nuit de repos, nous sommes descendus (en rappel ou presque vu la qualite de l’escalier) a la gare pour savoir les horaires du train. Par chance, le train « Hirondelle » devrait arrive lundi matin ; c’est l’un des deux trains mensuels avec le train Colombe. Nous passons donc plus d’une heure a acheter nos places, car compter des centaines et des centaines de billets (valant tous entre 0.01 et 0.50 CHF) c’est long… Si chaque gamin passait une journee au Congo dans sa scolarite, il n’y aurait plus aucun probleme de clalcul mental… Bref, une fois nos billets en main, nous sommes rassure : nous ne devrions pas revivre la boite a sardine du train de brazza’ (oui on est tous devenu intime), car nous avons  des places reservees dans un compartiment 3e classe.

Nous retournons donc lundi nous enquerir de l’evolution de l’horaire. « Le train devrait etre en gare a 18h00″. Nous y sommes donc a l’heure dite, mais pas l’hirondelle qui se pose en gare a 22h00. Nous grimpons donc dans notre wagon et cherchons utopiquement notre compartiment. A notre grand etonnement, la voiture est qasi pleine, alors que personne n’yest encore monte et que nous sommes au terminus… Nous comprenons rapidement que la troisieme classe est « squattee » par des trafiquants (= commercant) faisant l’aller retour Lubumbashi – Ilebo pour vendre et acheter des marchandises. Apres nous etre fait jete d’un peu partout, deux trafiquants decident de nous accueillir dans leur entrepot, euh non, dans leur compartiment. En tout nous sommes six a partager l’etroite piece, nous avons donc largement la place de jour, mais pour dormir c’est un peu plus serre… Deux par banquette tete beche, et deux par terre.

Nous passons donc notre premiere nuit dans le train, qui n’a toujours pas bouge d’ Ilebo. Il faudra attendre le lendemain, mardi, a midi pour le depart. La voie ressemble a une veritable montagne russe, mais a une montagne russe montant 3 fois plus qu’elle ne descend. Ce qui donne une vitesse de croisiere en montee d’environ 3,2 km/h, quand ca avance. Car vu le nombre de train par mois il y a une tres forte demande, et vu la tres forte demande la SNCC met plus de wagon, mais pas plus de locomotive…Alors que se passe-t-il en montee quand il y a trop de wagon ? Eh bien la locomotive patine et recule plutot qu avancer… Et que fait-on quand la locomotive patine ? Pas complique il suffit de decrocher la moitie des wagons et ca avance de nouveau ! Le seul bemol est que nous circulons sur une voie unique, il faut donc attendre la prochaine gare pour que la loco puisse retourner en arriere chercher les wagons restes en rade… Et parfois il fautplusieurs heures pour l’atteindre et donc le double de temps a attendre l’aller retour de la loco, sans compter qu’il faut ensuite entre une et deux heures pour atteler les differents wagons et la loco…

Mais revenons-en a nos trafiquant, qui eux sont heureux de ces longues haltes. Leur business consiste en effet a vendre toutes sortes marchandises, qu’ils importent de Lubumbashi ou meme de Tanzanie, dans les villages. Les produits, tous de fabrication chinoise tout comme leur qualite, sont suspendus de tous cotes a des clous dans le compartiments. Il y a du cirage, des ceintures, des soutiens-gorge, des cahiers, des stylos, des allumettes, des langes lavables, et j’en oublie. Mais ils profitent egalement de chaque gare pour acheter des marchandises qu’ils revendront a Lubumbashi et en Tanzanie. Chaque village a d’ailleurs sa specialite ; ici on achete des statues de bois, la des racines de manioc, plus loin de la terre cuite a manger (pour les femmes enceintes), des tapis, du mais, de l’huile de palme, des ananas, des noix de coco, des graines de courge, une chaise, des feuilles de manioc, de l’alcool de mais (ca c’est bizarre, a notre depart le stock avait diminue… surement une fuite !), des bananes plantins, de la resine, du sel, et plein d’autres produit dont ma petite cervelle ne peut se souvenir…

Mais comment font-ils pour caser tout cela dans le comnpartiment ? Eh bien ce sont des magiciens… Non seulement il y a des clous plantes de tous les cotes avec des sacs suspendus, non seulement le porte bagage est plein, mais ils utilisenten plus toutes les « cachettes » secretes contenue dans un wagon… Le faux plafond par exemple est tellement bourre qu’il emet de regulier craquement et que nous avons peur qu’il nous tombe sur la tete, mais il ya aussi une sorte de conduit d’aeration qui une fois ouvert degage un volume supplementaire, et biensur le couloir est egalement envahi par les achats.

Quoiqu’il en soit, les journees passent, les decrochages et alles-retours de la loco se multiplient,  les marchandises s’entassent et nous avons toujours la place pour dormir !  Nous avons meme reussi a caser, dans ce meme compartiment, les deux femmes de Sebastien (un des deux trafiquants). Surtout que si l’une, agee de 19 ans a peine, etait toute fine, l’autre etait une vraie « mama-africa ».

Au bout de cinq jours environ, nous atteignons Monnetditou (meme si Thibaut n’est pas bavard d’habitude) ou, oh miracle, nous avons change de locomotive. D’un seul coup deux choses impensables se sont produite : 1) nous commencons a avance avec tous les wagons d’un coup, 2) il y a desormais deux autres blancs que nous dans le train, les deux chauffeurs. Car il faut dire que la loco est louee a des africains du sud et est toute neuve. Le reste du trajet c’est donc passe sans ecombre, a part une petite journee entiere a attendre la reparation d un rail casse, mais ca c’est un detail.

Au matin du treize, nous avons donc saute par la fenetre en gare de Kamina (oui je ne l’ai pas dit, mais les portes sont biensur inaccessible vu les marchandises envahissant le couloir). Ouf, il nous suffit maintenant de prendre un trainpour Kalemie et nous serons arrive. Seulement,au Congo, rien n’est aussi simple, et le train direct pour Kalemie est prevu pour… dans un mois. Nous devons donc prendre le train Palme d’Or pour Kabalo (au 2/3 du trajet). Ce dernier devrait partir de Lubumbashi jeudi (dans deux jours) et etre ici vendredi. Nous prenons donc une chambre a la Procure, ou nous profitons allegrement des dejeuners offerts par Monsieur l’abbe, ainsi que du salon avec tele et lecteur DVD.

Bien entendu, lorsque nous venons nous renseigner vendredi sur l’heure d’arrivee, on nous dit : « le train n’a pas encore quitte Lubumbashi, il devrait arriver ici demain ». Ce qui est presque vrai vu que le convoie entre en gare dimanche matin. Le depart est prevu a midi, car il faut attendre le train Colombe et sa locomotive. Nous montons donc a bord, dans le wagon restaurent car il n’ya plus de place ailleurs. Seulement nous sommes au Congo, et la locomotive en question ne veut plus repartir lorsqu’elle est enfin arrivee… Nous patientons donc dans notre wagon. Le seul « hic », c’est que notre visa n’est bientot perime… Apres une nuit passee dans le train nous decidons donc de nous rendre a la DGM pour faire prolonger notre visa. Ce n’est malheureusement pas dans leurs competences, mais ils nous delivrent un laisser passer permettant de rejoindre la DGM de Kalemie ou nous pourrons legaliser notre situation.

Apres deux jours et deux nuits de reparation, on nous apprend qu’il nous faudra attendre un autre train (je sais plus le nom, mais surement le train « pigeon ») avec une autre loco qui devrait etre la dans deux jours encore… Et miracle, pour une fois la loco est effectivement la deux jours apres !

Apres une petite dizaine d’heure pour faire le plein, le miracle se produit, sous nos applaudissements nourris, apres quatre jours et quatre nuits en gare, le train demarre. Cette fois-ci pas de marchandise entassee dans le wagon, nous jouissons du luxe de faire le voyage en jouant au tarot et buvant une biere. Du jamais vu depuis le 29 mars ! Autre  point tout a fait incroyable, on nous avais annonce un jour et demi de voyage jusqu’a Kabalo, et nous ne mettons pas meme une heure de plus !

Vous lisez toujours ? Alors courage, car depuis Kabalo il n’y a plus qu’un train (ou presque) a raconte. Bien, donc a Kabalo, on nous dit que la seule solution pour rejoindre rapidement Kalemie, est de monter a bord du train marchandise prevu pour dimanche. En attendant, nous allons nous enregistrer a la DGM de Kabalo comme il nous en incombe. Seulement le chef fait son travail… a sa maniere. Il declare d’abord que nos passeports sont faux, car notre taille ne correspond plus a celle inscrite a l’interieur. Pui il s’acharne sur mon passeport : « vous etiez mineurs quand vous avez fait ce passeport, or il est illegal de delivrer des passeports a des mineurs. » Apres pres d’une heure a essaier de lui rendre la raison, il laisse tomber la validite du passeport et declare desormais que nous sommes illegaux sur territoire congolais vu que notre visa est arrive a echeance et que notre laisser-passe n’a aucune valeur. Nous n’en disconvenons pas, mais ce papier a ete delivre par un chef de la DGM… Bref il faut donc encore plusieurs heures de pourparler, pendant lesquels on nous menace de plein de chose, dont d’etre desaisi de notre passeport. Mais finalement nous obtenons de pouvoir rejoindre Kalemie pour effectuer les procedures de prolongations du visa, et reussissons meme a garder notre laisser-passer que le pseudo policier voulait confisquer. Ce dernier se permettra tout de meme d’ajouter : « Bon je vous laisse partir et vous rend les trois passeports. Mais vous saurez que le passeport italien est faux ! Il est bien moins beau que le suisse donc il est faux ! Mais j’oublie ca pour cette fois, allez-y »

Ouf, nous voila libre, reste plus qu’a attendre dimanche et le train marchandise. Bon, vous vous en doutez, le train marchandise est finalement arrive lundi. Par chance, cette fois-ci noous avons ete avise au fur et a mesure de l’evolution du programme par « Monsieur le chef des horaires SNCC de la gare de Kabalo » en personne, qui n’est autre que le proprietaire de notre auberge. Donc lundi nous avons pu prendre place dans un fourgon marchandise au milieu d’autres passagers, de bagages et marchandises ainsi que d’un canard et d’une poule.

Malgre la chute d’un passager ivre perche sur le toit (qui s’en sort avec plus de peur que de mal), le trajet se deroule rapidement, et nous sommes le lendemain deja a Kalemie. Nous sommes alors encadres par deux policiers nous emmenant a la DGM (des fois que l’on veuille se cacher pour rester au Congo, sait-on jamais…). Heureusement, le chef du bureau de Kalemie est quelqu’un d’aimable, de competent et d’honnete (si si, meme a la police congolaise cela existe !), nous obtenons donc sans encombre un visa portuaire et regularisons ainsi notre situation.

Il ne nous reste plus qu’a traverse le lac Tanganyika et notre periple congolais sera enfin termine. Seulement biensur, au bureau du port on nous dit : « nous ne savons pas encore le programme du prochain bateau pour Kigoma en Tanzanie, revenez a 14h00″. Pour patienter, rien ne vaut un petit resto, meme si au moment de commander on nous dit : « pas de probleme, mais il vous faut patienter une heure ». Et nous, toujours a moitie suisse, nous croyons naivement que dans une heure nous serons servis. Seulement deux heures apres quand nous allons demander ou cela en est, on nous dit : « encore 45 minutes ». Finalement nous mangeaons une heure apres… Ce qui fait que nous sommes en retard a notre rendez-vous au bureau du port. Peu importe, me direz-vous, le prochain bateau sera dans trois jours. Eh ben non, vous avez tord, au bureau on nous dit : « il y a un bateau qui part dans quinze minutes ». Et meme si Johny Boyne nous croira pas, nous devons courir pour aller effectuer le cachet de sortie du territoire congolais, discutailler cinq minutes avec la DGM et le controle sanitaire pour ne pas payer de taxe de sortie, finalement arracher le passeport et carnet de vaccination de leurs mains puis partir en courant vers le bateau. A peine a bord, celui-ci demarre a l’instant. Ouf, le Congo, pays extraordinaire, avec des habitants accueillants et inoubliables (je ne l’ai pas assez dit…), mais surtout pays aussi epuisant que l’ecriture de cet article ; bref le Congo C’EST FINI !

Alors si un jour vous avez de nouveau le courage de lire notre blog, a bientot !

raflER

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